
Peut-on mincir en se débarrassant de nos émotions négatives ?
De nombreux experts de la santé établissent un lien clair entre prise de poids et inconfort émotionnel. Alors, le cerveau joue-t-il un vrai rôle dans nos objectifs de perte de poids ? On fait le point.
On le sait, respecter un régime alimentaire restrictif dans le but de perdre du poids passe beaucoup par le mental. Ce n’est donc pas un hasard si certains nutritionnistes s’inspirent de techniques utilisées en psychothérapie pour optimiser les chances de réussite de leurs patient·e·s qui souhaitent mincir. C’est le cas de Jean-Michel Gurret, un psychothérapeute lyonnais qui a mis au point la méthode Mental Slim. Alliant rééquilibrage alimentaire, méditation et séances de psychothérapie, ce programme minceur “s’intéresse plus aux causes qu’aux conséquences de la prise de poids. On ne régule pas la manière de manger mais ce qui déclenche les compulsions”, explique le psychothérapeute, comme le rapporte Madame Figaro. En effet, selon lui, “maigrir, c’est autant dans la tête que dans l’assiette”.
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Mincir, c’est dans la tête ?
Un mantra prôné par plusieurs experts de l’alimentation et de la santé qui estiment que nos mauvaises habitudes alimentaires sont directement liées à des pensées négatives générées par notre système limbique. Pour atteindre ses objectifs de perte de poids, il est donc primordial de comprendre le fonctionnement de ce cerveau émotionnel mais aussi d’apprendre à le gérer. Un des caractéristiques de Mental Slim repose d’ailleurs sur le principe d’EFT (Emotional Freedom Techniques, soit techniques de libération émotionnelle), une technique de thérapie comportementale. Le but ? Comme la technique initiale développée en thérapie qui consiste à tapoter les points des méridiens d’acupuncture tout en libérant ses émotions négatives en répétant des phrases positives, l’idée est de maîtriser les émotions qui nous poussent à manger, manger en quantité, manger mal.
Pour perdre du poids, intéressons-nous à la gestion de nos émotions
Colère, tristesse, culpabilité, ces émotions négatives peuvent nous plonger dans un état de stress psychologique que l’on cherchera à rassurer avec de la nourriture réconfortante (c’est-à-dire du gras et du sucre, le plus souvent). Interroger ses émotions, c’est aussi mettre le doigt sur leurs origines, qui peuvent parfois être liées à des traumas, des souvenirs d’enfance douloureux, des souffrances intériorisées. Des évènements pour lesquels la nourriture a pu donner l’impression d’être salvatrice. Il est d’ailleurs important de distinguer deux types de faim : la faim physiologique, quand l’organisme réclame des calories, et la faim émotionnelle, qui correspond à un besoin de refuge pour consoler des émotions négatives. Dans le premier cas, la sensation de faim est automatiquement calmée à mesure que le corps reçoit la nourriture dont il a besoin et jusqu’à ce qu’il arrive à satiété. Dans le second, la sensation de faim est une illusion et renvoie plutôt à un besoin de récompense par le biais de la nourriture.
Même s’il est simple de penser que perdre du poids est uniquement lié au mental (évidemment, c’est plus complexe que ça), il est intéressant de comprendre que les émotions, qui découlent de nos histoires personnelles respectives, influent notre rapport à la nourriture et peuvent donc favoriser une perte ou une prise de poids, selon la façon dont elles sont gérées.
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