
Économiques, saines et écologiques, pourquoi ne mange-t-on pas plus de légumineuses ?
Lors du Salon international de l’agriculture en mars dernier, le commissaire européen à l’agriculture a annoncé le lancement d’une stratégie européenne pour inciter la consommation de protéines végétales.
“Une stratégie européenne des protéines sera lancée au premier trimestre 2024” a déclaré Janusz Wojciechowski, le commissaire européen à l’agriculture lors d’un échange au Salon international de l’agriculture tenu le 2 mars dernier. Un an après le début de la guerre en Ukraine, la consommation de légumineuses constitue un enjeu majeur de souveraineté alimentaire dans l’Union européenne. En effet, en France ou dans le reste de l’Europe, les deux tiers des protéines végétales consommées sur le continent sont importées, particulièrement le soja, importé à 90% du Brésil ou des Etats-Unis.
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Outre une production européenne, l’enjeu de ce programme est d’encourager leur consommation, particulièrement boudée en Europe. La question avait déjà fait l’objet du plan français “protéines végétales” lancé en 2021. L’objectif ? Défendre une production autonome, qu’elle serve au bétail ou à la population, dont la consommation est quatre fois moins importante qu’il y a 20 ans.
Concrètement, le but de ce nouveau programme européen vise à soutenir des programmes de recherche et de développement dans le domaine agricole afin d’obtenir des semences plus adaptées au changement climatique ou aux maladies mais également de valoriser la consommation de ces protéines végétales auprès de la population, notamment les jeunes. “Cette nouvelle stratégie sera très large, elle fera la promotion de la production de protéines, et donnera les moyens d’augmenter la part de protéines d’origine végétale dans l’alimentation humaine”, assure Janusz Wojciechowski.
Les légumineuses victimes d’une mauvaise réputation
Car les avantages de ces légumes secs sont nombreux. En plus d’être très bon marché, ils sont également excellents pour la santé et pour l’environnement. En effet, leurs cultures se passent d’engrais et permettent d’enrichir les sols, en captant l’azote. Seulement, les légumineuses continuent d’être associées à un plat de “pauvres”, ce qui explique en partie pourquoi elles sont si impopulaires, notamment chez les classes les moins aisées. Elles souffrent également d’une certaine méconnaissance. Les consommateurs ne savent pas comment les cuisiner, leur temps de cuisson ni avec quoi les associer pour constituer un plat équilibré et gourmand.
“Une pédagogie s’impose, car les jeunes générations, habituées à des plats dans lesquels trône la viande, avec une garniture de légumes et féculents, ne savent plus comment utiliser les légumineuses, la manière de tirer tout le parti possible de leurs protéines (en les associant avec des féculents), comment les rendre plus digestes (en mettant des aromates dans l’eau de cuisson”, détaille Le Monde.
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